Quelques-unes des méthodes d’écriture «non-sexiste» et inclusives que j’utilise

J’utilise des règles de grammaire particulières afin d’être « non-sexiste » et inclusif· dans la rédaction. Je ne prétends pas être arrivé· à la perfection, mais c’est une bonne tentative.

En voici quelques-unes:
– Lorsque je parle d’êtres humains, je fais toujours référence à une ou des PERSONNES. Ainsi, j’utilise toujours le féminin lorsque je parle de quelqu’un dont je ne peux désigner le sexe (Une professeure, une étudiante, des policières, etc.). J’utilise cependant le point médian pour des groupes mixtes ou des formes neutres (Étudiant·e, professeur·e, etc.). J’utilise aussi le pronom «ille». Autrement, le masculin reste comme emploi d’une forme neutre non humaine (ex: Il pleut).

– L’accord avec des groupes de noms composés de groupes féminins et masculins suit toujours l’accord genré du dernier groupe nominal de l’ensemble, mais suit l’accord en nombre de l’usage traditionnel.
Ex1: La femme et l’homme étaient estomaqués
Ex2: L’homme et la femme étaient estomaquées
Ex3: Les étudiant·es étaient regroupé·es
Ex4: Anne, Béatrice, Charles, Laurent, Michaël et Suzanne étaient regroupées dans la salle.

– Lorsqu’il y a une très forte majorité de femmes dans un groupe, le féminin s’applique pour désigner le groupe.
Ex: Les militantes du MLF.
Si le groupe est composé plutôt également des deux sexes, je féminise à l’aide du point médian. Il est aussi possible que j’écrive les deux termes pour des attributions plus complexes (qui ne peuvent pas être féminisé à l’intérieur du terme ou dont la séparation est nécessaire).
Ex1: Les professeur·es du département de géographie.
Ex2: Les traducteurs et traductrices de Psappha.
Lorsqu’il y a une très forte majorité d’hommes dans un groupe, le masculin s’applique pour désigner le groupe.
Ex: Les dirigeants politique de la marche sur Paris.
Cette règle permettent de séparer, lorsque nécessaire, un groupe dont le sexe biologique importe lors de sa séparation pour des raisons culturelles, historiques, sociales et/ou autres.

Ces règles peuvent tendre à exclure des personnes queer, non-binaires, intersexes et autres auxquelles je ne fais pas directement référence en utilisant les formes binaires d’hommes et de femmes. C’est pour cela que j’utilise le terme de personne pour désigner l’individu. Aussi, j’espère, en utilisant le point médian (·), inclure ces personnes à l’intérieur des formes féminisées. Lorsque je dois utiliser la répétition, malheureusement, cette particularité est effacée. En attendant d’y trouver une solution (vous pouvez m’en proposer une!), je tiens à préciser que je ne tends pas du tout à effacer l’expérience ou la réalité de ces personnes, mais que la langue me contraint à employer une binarité qui ne représente pas le spectre ou la construction sociale humaine.

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