Représentation F/H hebdomadaire dans le cahier Lire du Devoir en 2019

Cette recension ne compte pas la critique de livres dans les pages à l’extérieur du cahier Lire du samedi ni les autres cahiers spéciaux qui traite aussi d’art et de performance (que ce soit le cinéma, la musique, la télévision ou le théâtre).

Remarques sur les articles dans le cahier Lire du Devoir en 2019

En 2019, 235 articles étaient réservés aux femmes, 429 aux hommes, 2 personnes non-binaire et 76 collectifs. En pourcentage, cela donne: 31,67% aux femmes, 57,82% aux hommes, 0,27% aux personnes non-binaire et 10,24% aux collectifs. Si on exclut les collectifs, les hommes composent 64,61% des articles.

À titre comparatif, selon le rapport Quelle place pour les femmes dans le champ littéraire et dans le monde du livre au Québec ? (p.10) 880 publications de 40 maisons d’édition étaient réparties comme suit: 351 femmes (39,89%), 450 aux hommes (51,14%) et 79 ouvrages mixte et collectifs (8,98%).

En terme de pages, ces proportions sont assez similaires: 151,15 pages sont réservées aux femmes, 260,27 aux hommes, 1 page aux personnes non-binaire et 64,17 pages aux collectifs En pourcentage: 31,72% aux femmes, 54,61% aux hommes, 0,21% aux personnes non-binaire et 13,46% aux collectifs. Si on exclut les collectifs, les hommes composent 63,26% des pages.

Si on regarde le portrait par semaine, les hommes ont représenté la majorité des semaines avec 46 semaines, les femmes représentaient la majorité durant seulement 5 semaines. Une seule semaine avait une représentation égale. 3 semaines n’ont eu aucun article individuel sur une femme dans leurs pages.

Pour les critiques ayant écrit plus de 4 critiques, Sylvain Cormier (22 articles comprenant 19 d’hommes, 3 collectifs) et Stéphane Baillargeon (7 articles comprenant 6 d’hommes, 1 collectif) n’ont écrit aucun article individuel sur une oeuvre de femme. 9 autres critiques avec 3 articles et moins n’ont écrit aucun article individuel sur une femme. Seulement 5 critiques ont uniquement écrit des articles sur des femmes (mais 1 seul article pour 4 de ces critiques et 2 articles pour la cinquième).

Si on liste les hommes (parce que oui, ce sont tous des hommes) qui effectuent le plus grand nombre de critiques d’hommes, excluant les collectifs et ceux mentionnés au dernier paragraphe, cela donne la liste suivante:
Louis Cornellier (95,56% d’hommes, 45 critiques), Louis Hamelin (87,50%, 16 critiques), Christian St-Pierre (87,50%, 16 critiques), Michel Lapierre (84,62%, 26 critiques), François Lemay (80%, 20 critiques), Michel Bélair (78,72%, 47 critiques) et Ralph Elawani (76,92%, 26 critiques). J’ai exclu toutes les personnes en dessous de 75% d’hommes dans leurs critiques. Ça fait quand même 9 hommes avec plus du 3/4 de leurs articles sur des hommes seulement.

Si on effectue le calcul pour le plus grand nombre de critiques de femmes, les cinq premières sont:
Sarah Boumedda (81,82% de femmes, 11 critiques), Natalia Wysocka (72%, 23 critiques), Amélie Gaudreau (66,66%, 6 critiques), Véronique Côté (62,50%, 8 critiques) et Diane Précour (60%, 10 critiques) qui tombe dans la zone paritaire (+/- 10%). Encore une fois, la comparaison n’est pas proche d’être égale, les femmes écrivent beaucoup moins de critiques et celles qui en a écrit le plus proportionnellement est derrière le 6ème homme en terme de proportion.

Les femmes occupent légèrement plus souvent les couvertures du cahier Lire (23 femmes contre 20 hommes).

Dans la manière dont j’organise les moyennes de note (je fais la moyenne des notes par critique, puis je fais la moyenne des critiques), les femmes ont une moyenne d’étoile légèrement moins élevée (3,40) que celle des hommes (3,47), elle est toutefois plus élevé si on ôte les deux 1 étoile décernée (seulement aux femmes), elle aurait été de 3,52. Les collectifs ont une moyenne de 3,50. Les deux articles avec 1 étoile seulement ont été décerné aux livres de Jo Wood et E. L. James.
Si j’effectue simplement la moyenne de toutes les notes, les moyennes sont beaucoup plus rapprochées: 3,53 pour les femmes, 3,50 pour les hommes et 3,54 pour les collectifs. Je crois que la moyenne des notes légèrement plus élevée pour les femmes s’expliquent simplement de par le fait qu’en en lisant moins, les critiques ont simplement tendance à privilégier de meilleurs ouvrages alors qu’ils critiquent un peu tous les ouvrages des hommes qui passent.

Remarques sur les critiques

Pour l’année 2019, le Devoir a compté 22 femmes et 25 hommes critiques ; les femmes ont écrit 253 critiques et les hommes 502 critiques soit 66,49% de toutes les critiques.

Les hommes ont écrit 120 critiques de femmes, 340 d’hommes et 40 collectifs. Si on exclut les collectifs, les hommes font 73,91% de critiques d’hommes.

Les femmes ont écrit 118 critiques de femmes, 98 d’hommes et 37 collectifs. Si on exclut les collectifs, les femmes font 45,37% de critiques d’hommes.

Si on conserve notre moyenne générale de critique avant de faire la moyenne de l’ensemble des critiques:
La note moyenne des hommes pour les oeuvres de femmes est de 3,27, pour les oeuvres d’hommes, cela monte à 3,47.
La note moyenne des femmes pour les oeuvres de femmes est de 3,58, pour les oeuvres d’hommes, cela descend à 3,48.
Bref, l’écart entre les notations est moindre chez femmes (0,1 au lieu de 0,2) et les oeuvres d’hommes obtiennent une note quasi égale dans les deux cas.

Coup d’œil aux données de 2019

Par couverture

Par critique

Par semaine

Notes générales sur certaines semaines:
18 novembre 2019
2 février 2019
30 août 2019

Les statistiques de 2018

Quelques semaines que j’ai compilées avant de commencer 2019

critique FH devoir

Notes générales sur certaines semaines:
1er septembre 2018
15 septembre 2018
29 décembre 2018

Notes méthodologiques

Afin de présenter une catégorie d’entrevue de groupe ou de survols de plusieurs livres qui échappe à la binarité F/H, nous avons une catégorie « mixte ». Afin que celle-ci ne vienne pas dé-balancer les autres données, tout groupe de femmes ou d’homme comptera que pour 1 « livre/entrevue/article » bien que ces collectifs ont généralement plus d’hommes que de femmes.

Aucune information n’est collectée sur la constitution des groupes à cause du manque d’information sur tous ces auteur·es, très souvent, de ces livres et du temps supplémentaire demandé pour faire ces recherches.