The Suffering de Jacqueline Rayner

The Suffering, Jacqueline Rayner

(L’intégralité de l’intrigue est dévoilée)

Depuis quelque temps, on assiste à une augmentation de critiques sur Doctor Who qui en dénonce le sexisme: très brièvement l’émission a un homme comme personnage principal qui s’entoure de compagnes (plus rarement des hommes) sur lesquelles il a une supériorité certaine (âge, autorité, expérience, intelligence, etc. Romana exceptée [de 1978 à 1981]); bref, d’importantes dynamiques de pouvoir sont en jeu sans qu’elles ne soient jamais adressées dans l’émission. Ce n’est cependant pas que le contenu de l’émission qui est sexiste, une seule scénariste, Helen Raynor, a écrit pour la nouvelle série et pas une depuis 2008 bien que la neuvième saison devrait enfin voir une nouvelle scénariste (une, pas plus).

On pourrait s’attendre à un peu plus d’écrivaines dans les audio produits par la compagnie Big Finish Productions, mais dans la série mensuelle, sur plus de 200 titres enregistrés, on ne compte que quatre femmes (Jacqueline Rayner, Emma Beeby, Catherine Harvey et Una McCormack) et dans la série qui nous intéresse, on ne compte qu’une femme, Jacqueline Rayner, sur 80 titres. On argumentera que la directrice de la majorité des titres de la série est Lisa Bowerman, mais nous nous imaginons quand même mal que sur près de 30 scénaristes, la compagnie n’ait trouvé qu’une seule femme pour écrire.

Présentation de la série et de l’audio
Un mot sur la série, The Companion Chronicles. Il s’agit d’épisodes audio lu à deux voix, l’une narrée par une compagne (ou un compagnon) du Docteur, l’autre par une autre personne. La proportion de voix féminines est donc largement supérieure à celles masculines. On s’étonne donc de la présence de seulement trois titres écrits par Jacqueline Rayner sur les 80 puisque c’est tout de même, en un sens, la parole féminine qui est mise de l’avant dans cette série: l’héroïne est la narratrice et le Docteur est, au mieux, une commodité narrative duquel on se sépare assez rapidement pour que l’héroïne ait sa propre aventure de son côté.

C’est évidemment le cas de The Suffering. Big Finish a beaucoup mis l’accent dans la promotion du DC sur le fait que c’était le premier de la série à faire 2 heures plutôt qu’une (donc 2 DCs) et à être narré par deux compagnons plutôt qu’un (Vicki et Steven). La période dans laquelle s’inscrit l’audio nous intéresse cependant beaucoup plus puisqu’on y raconte une partie du combat des suffragettes en Angleterre, en 1912 pour être plus précis. Le choix de Vicki (narrée par Maureen O’Brien) et Steven (Peter Purves) pour cet épisode est tout indiqué puisque les épisodes du premier Docteur sont généralement associés à une recherche historique plus poussée que les thèmes narratifs, ce qu’on retrouvera dans l’épisode audio. Le film Suffragette sortant bientôt, il était nécessaire pour nous de voir une autre vision de cet événement historique par la fiction.

Pour résumer brièvement, The Suffering est un récit à deux voix, dans la première heure celle de Steven, dans la seconde celle de Vicki, de l’arrivée des trois personnages en Angleterre et de la découverte d’un crâne mystérieux qui fait entendre des hallucinations aux deux compagnons. Dans le premier DC, Steven et le Docteur vivent des aventures plutôt amusantes et rocambolesques à Piltdown et Londres qui vont d’un cambriolage d’une maison de campagne à la tentative de vol d’un crâne dans le British Museum pendant que Vicki reste à la maison d’une connaissance dont la fille est suffragette. Cette commodité narrative pour faire entendre la voix de Steven durant toute la première partie est justifiée par le fait que Vicki s’est évanouie… Outre ce lieu trop commun, le deuxième DC nous offre enfin le récit de Vicki qui, lui, s’attache à raconter les raisons derrières la volonté d’obtenir le droit de vote des femmes, narre un épisode de cassage de vitre par les suffragettes, mais révèle aussi l’histoire d’une extraterrestre dont la planète était dominée par les hommes et qu’une révolte des femmes eût bon d’y mettre fin. L’entité ne s’arrête cependant pas à son combat en rétablissant une égalité morale entre les sexes, son projet est plutôt l’extermination de tous les mâles sur la planète outre ceux qu’on garde pour la reproduction avant la possibilité de trouver un moyen de se reproduire sans eux.

Un mot sur la première partie
Elle est intéressante et comique à souhait, mais on voit trop les ficelles narratives. On débute avec les deux protagonistes qui se disputent amicalement pour prendre la parole, élément important puisque c’est la parole qui permet de raconter le récit. Ce procédé aurait été intéressant s’il n’avait pas déjà été utilisé, trop souvent, dans la série d’audio. On arrive tout de même à glisser un petit commentaire méta-narratif, « Are you going to talk like you are a character in a novel », dans une discussion sur comment raconter un récit. L’intérêt pour le mouvement des suffragettes n’est cependant encore pas là. On présente simplement la fille, Constance, d’un personnage qu’illes rencontrent au début de l’histoire comme étant une suffragette très impliquée dans le mouvement et le seul argument est perdue par Constance qui à la démonstration qu’elle ne devrait pas être la garde-malade de service parce qu’elle est une femme, le Docteur répond qu’elle doit tout de même se soucier, «care», des autres en tant qu’être humain. On ne comprends l’argument que pour des raisons narratives: le Docteur et Steven ne peuvent pas rester auprès de Vicki puisqu’ils doivent retrouver le crâne et on en vient à craindre fort pour le féminisme dans cet épisode audio. Une dernière remarque cependant sur ce qui semble être une blague sexiste dans l’épisode: peu après avoir découvert le crâne, Steven se met à hurler en entendant des voix, Vicki le taquine en lui disant qu’il crie comme une fille « Yelling like a girl ». Nous ne tenterons pas de justifier la blague, mais plutôt de faire remarquer qu’elle se joue en fait sur un deuxième niveau. En effet, le cri de Steven n’était pas son cri, mais celui de l’extraterrestre donc d’une véritable femme. Cela est doublement vrai en ce sens que l’extraterrestre emprunte la voix de Vicki pour s’exprimer (ce n’est pas simplement une contrainte d’actrices, l’utilisation de la même voix est justifiée dans la narration).

Vote for women!
Nous sommes cependant plus agréablement surpris par la seconde partie qui est vraiment le cœur de l’histoire. Elle s’ouvre sur le désir de Vicki d’aller rejoindre ses amis au musée suite à la réception d’un télégramme du Steven. Constance n’est pas de cet avis et tente plutôt de convaincre Vicki d’aller rejoindre un grand rassemblement de suffragettes cette journée là. Née au XXVe siècle, Vicki tente de se faire expliquer le combat pour le droit de vote des femmes par sa nouvelle alliée et de comprendre les raisons derrière le refus des hommes pour le donner aux femmes. Constance lui cite un nombre assez important de raisons toutes aussi amusantes, à notre époque, et qui sont évidemment illogiques pour certaines comme l’argument qui fait valoir que les femmes ne seraient pas assez éduquées pour voter, mais un autre qui mentionne que si elles pouvaient voter, elles demanderaient à avoir droit à une éducation. Les autres arguments sont aussi navrants : elles sont faibles d’esprit, c’est contre leur nature, les femmes ne sont contentes qui si commandées par les hommes, elles ont de plus petits cerveaux, elles n’ont pas le courage pour la guerre, le pays se ferait donc envahir, etc. La réponse de Vicki est simplement : « Surely not all men believe that, it’s rubbish ».

Une première scène marquante est celle des vitres cassées par les suffragettes qui lancent des pierres. Comme l’explique Constance, un des objectifs du mouvement est d’attirer l’attention sur la brutalité des hommes envers les femmes. Pour ce faire, des actes de vandalisme sont commis et les policiers et marchands brutalisent les femmes ce qui a pour but d’indigner et de rallier les femmes à la cause. Cette tactique a cependant pour effet que des femmes doivent se faire brutaliser et aller en prison « pour la cause » ce dont plusieurs n’hésitent pas à proclamer haut et fort, mais ne va pas de soi pour d’autres comme Vicki qui, interceptée par un policier, tente de coopérer sans réussir. Suite à la découverte de roches dans sa veste, le policier prend plaisir à l’arrêter de force en la serrant plus fort encore lorsqu’elle demande de ne pas lui faire mal. C’est à ce moment qu’elle réalise que

« It wasn’t enough that the men of this time had power over women in politcal and legal ways. It seems that they felt the need to exercice physical power over them too. »

Vicki aura aussi plus tard une belle réflexion sur le fait qu’on dénonce les émeutes des femmes, mais pas la violence policière qui les cause.

Après s’être enfuie de la police, elle finit par retrouver le Docteur et Steven au musée et le Docteur lui conseille de ne pas les accompagner puisque le crâne a des pouvoirs télépathiques et peut contrôler les femmes. Ce à quoi Vicki rétorque : « If it wants to kill all men, it might be safer for you to stay away too. But I don’t expect you are going to so I won’t either. »

Apocalypse au féminin
Les trois personnages finissent par retrouver le crâne qui a pris possession du corps de Constance. L’extraterrestre entame alors un long monologue sur le pourquoi de sa présence sur Terre et des rapports sociaux de sexe sur sa planète. Ce moment, la plus longue scène de l’audio, est excessivement intéressant à plusieurs niveaux : nous avons l’occasion d’entendre parler d’une autre société où les hommes dominent sur les femmes et où les mâles de l’espèce peuvent communiquer télépathiquement avec les autres « Communion made them strong », mais où les femmes ne peuvent pas ce qui poussent les hommes à considérer comme inférieur l’autre sexe. Les femmes étaient réduites à l’esclavage et des sévices multiples. La narratrice raconte alors une expérience plus personnelle où l’un des mots d’ordre donné aux femelles de l’espèce était de ne jamais lever la tête ce qu’elle faisait dès que les mâles avaient le dos tourné car, dans cette société, les femmes avaient un avantage sur les hommes : elles pouvaient garder des secrets. C’est grâce à cette discrétion que la narratrice découvre un moyen de faire communiquer les souffrances des femmes aux hommes en les joignant dans le réseau télépathique pensant pouvoir leur faire réaliser leurs erreurs. Cependant, la tentative échoue et plutôt que de ressentir de la culpabilité ou de l’empathie, les hommes expriment du dédain devant elles. Ils coupent le lien et torturent la narratrice en lui infligeant un réseau télépathique centré sur elle constitué de la souffrance de toutes les femmes.

Les mâles finissent par tuer la narratrice, mais, coup de théâtre, cela fait en sorte qu’elle contrôle maintenant le réseau télépathique des femmes et en profite pour commencer à tuer tous les hommes tout en gardant une certaine partie pour un besoin de reproduction en attendant le clonage. Ce motif, de garder une poignée de mâles en attendant de pouvoir se reproduire autrement, est très courant dans les récits apocalyptiques au féminin. Des Bergères de l’Apocalypse (de Françoise d’Eaubonne où les femmes découvrent très tôt l’ectogénèse et peuvent donc se débarrasser de tous les homes) à Chroniques du pays des Mères (Vonarburg) en passant par l’essai de Valérie Solanas, le SCUM Manifesto où le clonage est aussi abordé. Un autre audio de Doctor Who l’aborde aussi très très brièvement, il s’agit de Voyage to Venus où les mâles sont minuscules, regardés avec aucune estime et gardés uniquement pour des besoins reproductifs.

Malgré ses efforts d’asservissement des mâles, sa tête finit par être envoyée dans l’espace par, la fin de l’audio nous l’apprends, des femmes et non des hommes comme elle le croyait. Comme le souligne Steven, la libération des femmes de sa planète ne passait pas nécessairement par l’extermination des hommes, mais par l’expulsion des pouvoirs qui contrôlent et asservissent, c’est-à-dire l’extraterrestre qui contrôlait les femmes à exécuter sa volonté. Nous avons donc l’illustration d’un monde qui tente de s’affranchir de l’esclavage en rejoignant la société des hommes, constatant son échec, on renverse les dynamiques de pouvoir en rendant les femmes maîtresses et les hommes esclaves. Échec de nouveau puisque les femmes se rendent compte que ce n’est pas une question de faire triompher un sexe ou l’autre, mais de faire triompher des valeurs. En effet, c’est le secret, valeur attribuée aux femmes de l’audio, qui permet à la narratrice de s’évader de l’oppression, mais aussi d’y faire face en créant un premier réseau pour faire réaliser la condition commune. Suite au double échec, c’est en secret que l’espèce réussit de nouveau à de débarrasser de sa dictature en ne partageant pas ses plans. La narratrice conclût en mentionnant que « My work was not finish. Not work, pleasure. I had to rebuilt the planet. […] We might have won, but in the end I lost » [je souligne]. Bref, on souligne bien que les désirs d’une entité sont capables d’opprimer des individus si cette entité n’est pas capable d’écouter son entourage. Le passage du pluriel «we» au singulier «I» démontre bien que le désir d’ouvrage individuel «my work» «I had to rebuilt» n’étant pas celui de la collectivité.

L’expérience et le témoignage
Je rebondis sur cette importance de l’écoute des autres. Dans les théories du Black Feminism, une d’entre-elle est particulièrement intéressante pour notre analyse, il s’agit du principe de l’expérience. Pour résumer rapidement, l’expérience d’une personne ou d’un groupe est ainsi importante qu’elle se distingue du concept ou du savoir dit «neutre» alors qu’il ne l’est pas et permet une prise de parole située à partir de son expérience. Il ne s’agit pas de dire que l’individu a toujours raison, mais que les concepts et idées effectuent une généralisation qui peut être oppressante pour des individus ou des groupes. Je citerai pour exemples les mêmes que ceux d’Hazel Carby dans son texte « Femme blanche écoute! » :

« Trois concepts centraux dans la théorie féministe deviennent problématiques lorsqu’ils sont appliqués aux vies des femmes noires :  » la famille  »,  » le patriarcat  » et  » la reproduction  ». Lorsque ces concepts sont utilisés, ils sont adaptés au contexte de l’histoirE des femmes blanches (le plus souvent bourgeoises). Or, ils deviennent contradictoires dès lors qu’ils sont appliqués aux vies et aux expériences des femmes noires. »

Ce concept d’expérience nous intéresse tout particulièrement puisque vers la fin de l’audio, lors d’un grand rassemblement des suffragettes, l’extraterrestre réussit à prendre contrôle des femmes présentes et à créer un lien télépathique entre elles ce qui les amènent à prendre conscience des expériences déplaisantes qu’elles ont subies les unes et les autres. Ce moment (plage 12 du deuxième DC), extrêmement difficile à écouter parce qu’il aborde des sujets assez graves et sont lus avec des voix relativement neutres (un violon accompagne les témoignages dans le but de rendre le tout plus touchant). C’est ce partage d’expériences qui permet à Steven de réaliser de ne pas se défendre contre les femmes qui l’agressent, mais c’est aussi en partageant son expérience que Vicki réussit à faire prendre conscience que l’extraterrestre est en situation d’oppresseur. Je copie ce passage d’Elsa Dorlin dans l’introduction (p.29) de l’anthologie Black Feminism Anthologie du féminisme africain-américain qui s’applique très bien à la situation, l’extraterrestre a

« […] été non seulement contraintes de repenser ce qui jusqu’ici semblait évident (ce « Nous » de « Nous, les femmes »), mais aussi, et plus fondamentalement, de se décentrer de leur position dominante, et partant de leur position de référence «neutre», en élucidant la position depuis laquelle elles ont pris ou prennent la parole, au nom de qui elles ont pris ou prennent la parole, comme les silences que leurs paroles ont recouverts. »

Ce sont donc les partages d’expériences et de témoignages qui permettent de prendre conscience d’une situation d’oppression dans l’audio et non pas un renversement de valeur ou des actions de vandalisme (ce désir que mentionne Constance à la fin d’arrêter de casser des vitres et de trouver d’autres moyens de lutter pour la cause des femmes en dit long à ce chapitre).

En ce sens, il fut intéressant d’entendre le récit de la jeunesse de Vicki, de ce qu’elle a perdu et de ses attentes en la compagnie du Docteur et de Steven.

Quelques notes supplémentaires
Quelques symboles des suffragettes sont présents dans l’audio. On décrit relativement bien leurs habits au début du second DC, on mentionne les pierres et les vitres cassées, on entend aussi une chanson lors d’un rassemblement, mais la qualité est tellement faible (cela nous étonne pour une compagnie qui produit généralement des enregistrements sonores de qualité) qu’on est incapable d’entendre ce qui est chanté, on dirait même des voix synthétisées. Finalement, on fait une brève allusion aux parapluies qui permettent aux femmes de se défendre.

Nous avons aussi crû voir une allusion à une création radiophonique de Delia Derbyshire. En effet, au début de la seconde partie, Vicki rêve qu’elle tombe et mentionne « I was falling » à deux reprises, le tout accompagné d’une musique assez étrange. Il se peut que ce soit une allusion à la pièce « Falling » de la série The Dreams où les mêmes mots sont prononcés dans des contextes assez similaires. Cet intertexte n’est pas négligeable puisque c’est Derbyshire qui a créé la musique thème de Doctor Who.

Finir sur une mauvaise note
La fin de l’épisode est assez déplaisante. Alors qu’on assiste à une discussion privée entre Vicki et Steven, les deux parlent de partage d’expérience et tente de deviner ce que l’autre pense. Au tour de Vicki, elle mentionne qu’elle s’imagine que Steven voudra arriver sur une planète calme et tranquille ce à quoi Steven répond que c’est exact, mais qu’il ne veut pas y voir de « bossy women ». Non content d’en finir là, la narration continue et après le tour de Steven, Vicki lui répond qu’elle aimerait surtout pouvoir faire une coupe de cheveux à Steven (une allusion à l’épisode Galaxy 4). Steven conclût l’épisode avec une mention qu’il a déjà dit qu’il ne voulait pas de « bossy women ». Cette fin nous a vraiment laissé un goût amer surtout pour un épisode qui s’attardait à montrer une lutte des femmes. La normalité a un étrange goût de sexisme surtout quand on finit un tel épisode en laissant le dernier mot à Steven.

Enfin, l’audio est assez fascinant, en plus de jeter un regard sur une partie du mouvement des suffragettes et explorer une société où une révolte des femmes a lieu, on réussit à proposer des solutions aux problèmes de l’oppression, c’est-à-dire le témoignage et le partage d’expérience. Les quelques blagues sexistes, la résolution du conflit par Steven (et non Vicki) en plus de laisser le dernier mot à ce dernier ne fait pas de The Suffering un audio nécessairement féministe. En effet, à part quelques réparties bien placées de la part de Vicki, Constance est montrée comme quelqu’un qui s’égare complètement dans ses convictions et qui est incapable de répondre à un argument (alors que c’est quand même elle qui représente la figure de la féministe). Peut-être est-ce une volonté de vraiment mettre de l’avant les expériences et témoignages que de ne jamais avancer d’arguments de la part des suffragettes (tandis qu’on mentionne ceux des hommes), mais nous restons quand même sur notre faim quant au traitement des enjeux féministes de l’audio.

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