Misogynie (Dictionnaire personnel du féminisme)

La misogynie désigne la haine (et souvent par extension la peur, le rejet et les préjudices envers) des femmes de manière générale et/ou particulière. Le mot est formé de deux termes grecs (misos [haine] et gyné [femme]).

La misogynie peut prendre plusieurs formes allant d’une discrimination sexuelle à l’égard d’une personne à des manifestations politiques, esthétiques ou encore moralistes. Très peu de théoricien·nes rejettent l’existence de ce concept, la misogynie ayant été attestée clairement à travers les peuples, l’histoire, les textes religieux, les textes philosophiques, la fondation de certaines institutions et chez plusieurs individus.

Les théories varient quant aux causes de la misogynie. Elles sont nombreuses, d’ordre différent (sociologique, psychologique, historique, etc.) et pas nécessairement exclusives les unes des autres. Voici un aperçu de quelques-unes qui ressortent le plus souvent:
– Il s’agit d’une manière d’assurer un pouvoir sur les femmes en la réifiant et lui ôtant ainsi sa subjectivité et la capacité de se définir. Ainsi, les hommes peuvent contraindre et limiter les possibilités des femmes à l’aide grâce à des justifications misogynes (ex: chasses aux sorcières, plafonds de verre, anti-avortement, viols, exploitation du labeur, …).
– Un important nombre de religions et cultures n’accordent pas le même statut à l’homme et la femme et considère souvent cette dernière comme un objet menaçant le pouvoir et l’intégrité de l’homme. Les textes religieux et de lois peuvent ainsi contribuer à la misogynie.
– La misogynie serait une forme d’homo-érotisme et de phallogocentrisme mâle qui les pousserait à valoriser l’homme au détriment des femmes. Il s’agit là d’une forme similaire à la phallocratie.
– L’alternance de l’amour et la haine (affection ambivalente) des femmes par les hommes causeraient ces derniers à ramener les femmes à un simple objets de désir pour ensuite l’écarter afin de se soulager de leurs tourments intérieurs en se débarrassant de l’objet de désir.
Les institutions et politiques patriarcales seraient à la fois causes et conséquences de la misogynie.

Il est important d’ajouter que le concept de misogynie n’est pas similaire à celui de misandrie qui n’a pas atteint l’institutionnalisation et l’aspect historique de la misogynie: la misandrie est souvent évoquée comme résultant du rejet du rôle traditionnel de l’homme et non pas la haine/peur de l’homme.


Voir aussi:
Chauvinisme mâle – Misandrie – Phallocratie


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Manifeste des 343 (Dictionnaire personnel du féminisme)

aussi appelé Manifeste des 343 salopes

Le manifeste des 343 est une pétition publiée dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1971 et réclame la liberté à l’avortement. Elle compte 343 signatures à une époque où l’avortement était encore illégal en France et pouvait conduire à des poursuites pénales.

L’idée derrière le manifeste est attribuée à Jean Moreau qui voulait publier une liste de vedettes ayant avortées afin de faire pression sur le gouvernement et permettre l’avortement. C’est avec sa collègue Nicole Muchnik que le concept du manifeste prend forme. Les deux journalistes contacteront le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) pour la récolte de signatures.

Malgré quelques réticences initiales du MLF à la collaboration avec les «stars» ou «la presse bourgeoise» de l’époque, l’idée prend de l’ampleur. Simone de Beauvoir sera alors contactée ; elle proposera son aide et rédigera le texte final du manifeste. Plusieurs personnalités connues et anonymes joindront leurs signatures et c’est le 5 avril 1971 que paraît le manifeste dans le numéro 334 du Nouvel Observateur.

Les signataires du manifeste et l’hebdomadaire ne seront pas poursuivis ce qui constituera une victoire selon leurs auteur·e·s. La légalisation de l’avortement en France n’aura lieu qu’en décembre 1974 avec la loi Veil.

Le 12 avril 1971, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo publiera un dessin qui titre sur sa couverture : « Qui a engrossé les 343 salopes du manifeste sur l’avortement? ». Le nom « salope » restera alors pour qualifier le manifeste autant par ses détracteurs que par ses signataires dans un désir de réappropriation du terme. L’emploi de « Manifeste des 343 salopes » n’est ainsi pas injurieux si il est pris dans un contexte de revendication positive du titre.

Ce texte sera l’inspiration des plusieurs manifestes à travers l’Europe  parmi lesquels figurent: «Wir haben abgetrieben!» (manifeste allemand pour l’avortement), le manifeste de 331 médecins (pour l’avortement aussi), le manifeste des 313 (pour la dénonciation du viol), le manifeste des 343 fraudeuses (pour le recours légal à la procréation assistée), …


Voir aussi :
Avortement – Réappropriation – Salope

Lectures recommandées:
– Historique du manifeste (nouvelobs.com)
– Le texte complet du manifeste ainsi que la liste des signataires  (nouvelobs.com)


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Féministe de paille (Dictionnaire personnel du féminisme)

La féministe de paille est une personne fictive ou réelle se présentant comme féministe, mais dont les paroles et comportements sont volontairement déformés afin de dépeindre le féminisme comme un chauvinisme au féminin. En réduisant le mouvement féministe à une représentation erronée, le procédé tend à reconduire les préjugés et à discréditer les mouvements féministes.

L’expression est tirée de l’argument sophistique dit de l’épouvantail (ou de l’homme de paille) qui consiste à créer une représentation erronée et faible de l’adversaire afin d’attaquer son argument plus aisément.

Il existe plusieurs exemples de représentation d’une féministe de paille. Généralement une femme, elle est souvent représentée comme se voyant supérieure aux hommes, exprimant des contresens, refusant de discuter avec eux ou généralisant les comportement de ces derniers. Ses traits peuvent être grossiers, exagérés, vulgaires et la représentation qui est faite d’elle peut tendre à exagérer les stéréotypes féminins déjà présents (femme hystérique, malade, folle, dépendante, « en manque », etc.).

L’expression peut aussi servir à discréditer des mouvements ou des personnes se disant féministes, mais ne représentant pas les mouvements féministes (à tort ou à raison) pour d’autres.
Ex:

« Valérie Solanas rassure, à la façon dont, dans un film d’épouvante bien fait, c’est-à-dire commercial, le monstre surgit pour rassurer au moment où l’atmosphère devenait intolérable, afin que le spectateur puisse se dire : « Ce n’est que du cinéma ». » (Françoise d’Eaubonne, le Féminisme ou la Mort, p.156.)

La féministe de paille n’est pas une expression courante en français ; l’anglais straw feminism est cependant beaucoup plus répandue.


Voir aussi:
Chauvinisme mâle – Féminisme – Féminismes – Stéréotype·s – Subversion

Vidéo recommandée:
SARKEESIAN, Anita. The Straw Feminist (Tropes vs. Women). En ligne.


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Justice transformatrice (Dictionnaire personnel du féminisme)

La justice transformatrice est très similaire à la justice réparatrice, à la différence qu’elle porte son attention sur les survivantes et les agresseurs dans le cadre d’une transformation plus large (voir holistique) des comportements au sein de la société.

L’agresseur doit ainsi non seulement réparer ses torts, mais aussi reconnaître une gamme de comportements ayant pu mener au crime et tenter de les changer ainsi que de déceler ces comportements chez les autres et de les prévenir.


Voir aussi:
Justice réparatrice – Survivant·e – Victime

Lectures recommandées:
Commission du droit du Canada. De la justice réparatrice à la justice transformatrice.
Dennis Sullivan et Larry Tifft (éditeurs). Handbook of Restorative Justice.


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Justice réparatrice (Dictionnaire personnel du féminisme)

La justice réparatrice consiste à diriger l’attention sur les personnes survivantes d’une agression ou infraction dans une perspective de résolution des problèmes et à favoriser une réparation auprès de la victime plutôt que la pénalisation carcérale, pécuniaire ou la réhabilitation de l’agresseur sans nécessairement exclure ces conséquences du processus.

L’approche se concentre sur l’aide aux victimes en prenant notamment en compte l’aspect émotif du crime et offre l’opportunité aux agresseurs de tenter de réparer leurs torts et de prendre conscience de leurs actes, approche que la justice pénale n’aborde pas assez (ou pas du tout) selon les partisans de la justice réparatrice.

Le féminisme est lié à la justice réparatrice pour plusieurs raisons (pas toutes mentionnées ici):
– Une observation est souvent émise quant au fait que la justice pénale n’aide pas les victimes d’agressions sexuelles et que les procédures sont souvent trop lourdes à supporter et ajoutent au mal qui est fait à la personne ayant été agressée.
– Une autre observation est celle du désir de changement de mentalité de l’agresseur qui est porté par la justice réparatrice et veut faire prendre conscience à celui-ci de son comportement. La justice réparatrice tend ainsi à diminuer le nombre de récidives, bien que l’attention soit vraiment portée sur la réparation des torts.
– Le système de justice étant issu d’un système patriarcal peut tendre à reproduire des comportements problématiques et amène à des peines plus sévères ou défavorise les personnes issus de milieux non-privilégiés, ethniques ou non-normatifs (entre-autres). Par exemple, des approches intersectionnelles démontrent que les personnes noires ont des peines de prison plus élevées que les personnes blanches pour une même infraction.
– Une dernière observation est celle que les peines pénales peuvent être considérées comme trop lourdes pour les agresseurs et la victime peut hésiter à vouloir se servir du système judiciaire lorsqu’elle connaît personnellement son agresseur. Ces derniers peuvent aussi être amenés à se voir comme les victimes du système pénal et n’auront pas tendance à changer leurs comportements pouvant, quelquefois, entraîner la récidive.

Le concept est très similaire à celui de justice transformatrice et peut, parfois, être interchangeable avec lui. L’emploi du terme de « justice restauratrice » est fautif (c’est un anglicisme, de restorative justice).


Voir aussi:
Justice transformatrice – Survivant·e – Victime

Lectures recommandées:
Commission du droit du Canada. De la justice réparatrice à la justice transformatrice.
Dennis Sullivan et Larry Tifft (éditeurs). Handbook of Restorative Justice.


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Taxe rose (Dictionnaire personnel du féminisme)

aussi Woman tax (vu depuis 2015: Gender tax)

La taxe rose représente la différence de prix que des personnes paient pour un produit lorsqu’il s’adresse spécifiquement aux femmes par rapport à un même produit qui vise un public masculin. Il ne s’agit pas d’une véritable taxe, mais d’un supplément que les consommatrices d’un produit paient pour des raisons de marketing.

Pour le même produit, un rasoir qui vise un public masculin coûte 31,4 centimes d’euro tandis que le rasoir s’adressant aux femmes coûte 34,3 centimes.

L’idée fut popularisée par le collectif Georgette Sand en France, mais cette taxe est connue depuis au moins 2012 aux États-Unis comme un phénomène réel (La première apparition du terme semble être dans l’article de Forbes « The ‘Woman Tax’: How Gendered Pricing Costs Women Almost $1,400 A Year »).

Après la création d’un Tumblr et d’une pétition adressée à Monoprix par le collectif Georgette Sand, le ministère de l’économie français annonça le 3 novembre 2014 la création d’une enquête sur la taxe rose.


Voir aussi:
Sexisme

Lectures recommandées:
– Conseil du Statut de la Femme. La taxe rose: marketing, consommation et inégalités entre les sexes, décembre 2017. En ligne. [Méta-étude]
– FORBES. « The ‘Woman Tax’: How Gendered Pricing Costs Women Almost $1,400 A Year ». En ligne.
– GEORGETTE SAND. « Quand le collectif Georgette Sand tacle la taxe rose : le communiqué de presse ». En ligne.
– MENIN, Julie. « New York City’s gender tax: Goods aimed at women cost 7% more than those aimed at men; hair care products are inflated most ». En ligne.
– DALLAIRE, François. « Faut-il une loi pour combattre la « taxe rose »? ». Radio-Canada. En ligne.
WOMAN TAX TUMBLR.


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Mecsplication (Dictionnaire personnel du féminisme)

Une mecsplication est un mot-valise (de mec et explication) pour désigner des explications ou des corrections faites par un homme à une femme basées sur l’assertion qu’elle en connaît moins que lui sur un sujet donné à cause de son sexe.

Ces explications, souvent condescendantes, sont soit erronées, soit apportent des informations que l’interlocutrice connaît déjà. Le terme revient cependant le plus souvent dans un contexte où l’expérience d’une femme lui donne un point de vue privilégié sur la question, mais que l’homme insiste pour que son savoir soit mis de l’avant et non celui de son interlocutrice (ex: cycle menstruel, harcèlement de rue, etc.). Le mot vient de l’anglais mansplaining ; ce dernier est parfois utilisé en français.

La création du terme est liée à Rebecca Solnit qui le qualifia, sans le nommer alors, comme étant « l’intersection entre la sur-confidence et l’ignorance ».

Le terme de mecsplication est parfois considéré comme étant trop axé sur les sexes respectifs des personnes dialoguant (trop essentialiste). L’anglais splaining est alors utilisé pour généraliser une situation où une personne privilégiée explique à une autre personne une information qu’elle connaît déjà. Les termes de ablesplaining, whitesplaning, … peuvent préciser les types de privilège bien que leur emploi est beaucoup plus rare. Les traductions françaises de ces termes n’existent pas à notre connaissance, mais pourrait se traduire éventuellement par splication (splaining), ingambsplication (ablesplaining), blancsplication (whitesplaning), etc.

La mecsplication est montrée comme étant une des manifestations sociales, conscientes ou non, des privilèges mâles.


Voir aussi :
Domination – Machisme – Privilège

Lectures recommandées:
HUSSON, A.C. Bingo féministe et « mansplaining ».
ROBINSON, Anna. The Art of Mansplaining.
SOLNIT, Rebecca. Men who explain things.
VERNASCO, Lucy. Seven Studies That Prove Mansplaining Exists.


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Gynocritique (Dictionnaire personnel du féminisme)

La gynocritique est un ensemble d’approches littéraires qui se concentrent sur l’analyse de spécificités propres aux textes de femmes.

Signifiant à la fois la critique par les femmes et la critique de femmes, le terme « Gynocritique » est forgé en 1979 par la critique Elaine Showalter bien que le concept est développé auparavant chez des essayistes comme Patricia Meyer Spack (The Female Imagination) et Ellen Moers (Literary Women : The Great Writers).

Showalter proposa la gynocritique en réaction à la tendance de la critique féministe de prendre un jugement masculin sur les textes. Au lieu de s’intéresser aux textes du canon masculin et à l’objectification des femmes dans ceux-ci, elle suggère de se concentrer sur l’étude de textes féminins afin de se libérer des modèles de critique masculins. Cette approche de Showalter tient aussi à chercher une spécificité de l’écriture au féminin et à l’établissement d’un canon de textes féminins.

La pratique sera critiquée fortement par le féminisme radical pour qui le genre est construit (et qui considère l’approche comme essentialiste), mais aussi par plusieurs féministes dont Alice Walker et Barbara Smith qui voient en cette approche une analyse de la spécificité des femmes hétérosexuelles blanches et créeront à leur tour de nouvelles approches. Pour Walker, ce sera la création du womanism dans l’ouvrage In Search of Our Mothers’ Gardens et pour Smith, ce sera la recherche de la spécificité de l’écriture des femmes noires dans Toward a Black Feminist Criticism.

Aujourd’hui, la gynocritique est encore pratiquée et prend plusieurs voies soit (liste non exhaustive): la recherche d’une spécificité de l’écriture au féminin (voir d’une fémininie), la création de canon·s féminin·s, l’identification d’un essentialisme de l’écriture des femmes ou encore l’analyse de la construction du [sujet] féminin dans les textes. L’approche accueille aussi des critiques masculins.


Voir aussi :
Essentialisme – Féminie – Réappropriation – Womanism

Lecture recommandée:
SHOWALTER, Elaine. Toward a Feminist Poetics.


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Avertissement de déclenchement (Dictionnaire personnel du féminisme)

L’avertissement de déclenchement (popularisé sous le nom de trigger warning) est un avertissement placé juste avant la lecture d’un contenu afin de prévenir le souvenir d’un événement traumatisant pour certains publics.

Le terme Trigger warning est utilisé en français ainsi que d’autres synonymes anglophones et francophones tels que : activation warning (avertissement d’activation), avertissement, content warning (avertissement de contenu), déclencheur, stress warning (avertissement de stress) ou encore l’abréviation tw. Le terme est issu du milieu psychiatrique où le déclencheur fait référence à un état de stress post-traumatique. Une liste ciblant les contenus provoquant suit parfois l’avertissement.

D’abord présent sur les blogs féministes, l’usage s’est répandu sur Internet avant de se retrouver dans certaines écoles et universités. Le trigger warning a pour objectif de diminuer les souvenirs douloureux que certaines personnes pourraient avoir à la lecture ou au visionnage de contenus pouvant évoquer des sujets sensibles, douloureux ou violents.

L’usage du trigger, de même que le nom même de l’avertissement, est souvent remis en question. D’abord, son emploi pourrait être un déclencheur de souvenirs pour certaines personnes (en plus de rappeler des armes à feu pour d’autres d’où l’emploi de synonymes), mais aussi parce qu’il est impossible de prévenir totalement la résurgence de violents souvenirs puisque ceux-ci varient d’une personne à l’autre et couvrent un très vaste ensemble de sujets. Dans les écoles, les avertissements peuvent parfois isoler ou outer une victime par accident si l’avertissement requiert de la personne de sortir de la classe ou de ne pas lire un contenu.

Malgré tout, l’usage reste répandu sur Internet où son usage reste pertinent car il permet de prévenir la lecture de contenu chez des personnes sensibles à certains sujets. Il n’a pas une fonction de censure (il ne bloque pas l’accès à un contenu), mais bien une fonction de prévention.


Voir aussi :
Safe space

Lectures recommandées:
ANONYME. « Common Trigger Warnings ». En ligne.
CENTER FOR THE TREATMENT AND STUDY OF ANXIETY. « Post-traumatic Stress Disorder ». En ligne.
DYLAN FINCH, Sam. « When You Oppose Trigger Warnings, You’re Really Saying These 8 Things ». En ligne.
GAY, Roxane. « The Illusion of safety/The Safety of illusion ». En ligne. (aussi dans GAY, Roxane. Bad feminist, « The Illusion of Safety / The Safety of Illusion », pp.171-178.)
GEEK FEMINISM WIKI. « Trigger warning ». En ligne.
GREEN, Laci. « TRIGGER WARNING!! – A Defense ». En ligne.
IDEA CHANNEL. « What’s The Deal With Classroom Trigger Warnings? ». En ligne.
JARVI, Jenny. « Trigger Happy ». En ligne.
QUEER DICTIONARY. « Trigger warning / Content Warning ». En ligne.
MOORE, Tracy. « We Don’t Have to Use Trigger Warnings, But We Can Learn From Them ». En ligne.
RAECHEL. « Pedagogy of a Trigger? ». En ligne.
SCOLASTIK. « Réflexions sur les usages du trigger warning ». En ligne.
SELTZER, Sarah. « Teaching Trigger Warnings: What Pundits Don’t Understand About the Year’s Most Controversial Higher-Ed Debate ». En ligne.
SHINE, Jacqui. « What We Talk About When We Talk About Trigger Warnings ». En ligne.


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